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dimanche, janvier 17, 2010

Commer-Sale

Bien dure est la vie d'un grand magasin !

 

Aujourd'hui, me voici rendu aux célèbres Galeries.

Noires de monde en pleine journée, c'est au calme du début de soirée que j'ai visité ses rayons. Le spectacle est digne des pires scènes de désastres. Un séisme semble avoir eu lieu dans le rayon lingerie féminine, un séisme qui a commencé à 8 heures ce matin, et dont je vois à peine la fin.

Alors qu'ils étaient parfaitement alignés, les voici à l'envers, renversés, déplacés, testés, salis et passés entre toutes les mains. Ces mêmes sous vêtements, ces derniers modèles que deux femmes s'arrachaient violemment avec hargne gisent là, dans l'indifférence la plus totale.

Ce champs de guerre livre sa dernière bataille, les soldats ont quitté la zone de combat. Les chars quittent le parking, retour à la caserne, l'appartement de grand standing.

Dimanche ne sera pas de trop pour tout ranger, tout remettre en place, nettoyer sols et glaces.

 

Voici que je déambule au milieu de ce no man's land, entre les hauts et les pantalons à 40 %.

"Lundi, me dit la vendeuse, nous ajoutons 20 % de réduction !" Cela ne fait que confirmer mes convictions. Lundi, de nouveaux soldats habillés de manteaux longs et grimés de mascara se jetteront sur ces pauvres vêtements, ces bijoux, ces collants, ces cailloux qu'ils s'empresseront de porter au doigt, de payer en 10 fois et repartiront vainqueur d'une guerre dont les armes sont les coups de coeur. Un regard agressif pour un achat compulsif.

Et le soir même, alors que les galeries ferment, de nouveaux soldats entre en action, et déambulent dans les rayons. Mais gardez vous de croire qu'ils souhaitent continuer cette guerre de porte monnaies ! Dans un silence religieux, les soldats rangent les lieux, et préparent les allées pour la prochaine percée, celle qui aura lieu demain, au petit matin.

Vite pour moi il est temps de fuir, de rentrer, de partir. Loin des combats qui durent chaque jour, je termine mon tour, et m'en retourne chez moi.

 

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